Posted on Tuesday, 18th March,2008
Avec l´expression renouvelée de toute ma considération.
Simao SOUINDOULA
Historien et critique d´art
Président du Jury Ensarte 2006
C.P. 2313
Luanda
Angola
BIENNALE ENSARTE 2008

70 000 $US DE PRIX EN AOUT PROCHAIN
C´est le total des récompenses que les artistes plasticiens angolais mais aussi leurs collègues d´autres nationalités, résidents dans le pays de la Reine et des Rois Nzinga, pourront donc recevoir, la prochaine saison sèche, dans le cadre de la IX éme édition de l´exposition – concours qu´organise la florissante Société Nationale des Assurances d´Angola.
Le niveau de l´ensemble des rétributions prévues fait, aujourd´hui, du cadre émulatif de l´Assureur de la Baie de Luanda, le programme de promotion des arts visuels le plus primant d´Afrique.
La cérémonie de lancement de cette engageante compétition artistique s´est tenue, le 6 mars dernier, dans les salons du respectable Musée National d´Histoire Naturelle de Kinaxixi.
Les responsables de la société - devenue, anonyme, et qui fêtera, cette année, les 30 ans de sa constitution - et le Commissaire du projet, le peintre « londonien », Jorge Gumbé, ont, á cette occasion, rendu public toutes les informations relatives á la neuvième épreuve. L´on y a donc appris que les peintres et les sculpteurs – exclusivement - étaient conviés á proposer, jusqu´au 15 juin, pour cette levée marquant les 17 ans de l´institutionnalisée Ensarte, des œuvres portant sur le très réconfortent et constructeur thème « Perspectives de l´Angola en Paix ». Les organisateurs ont confirmé, comme pour les précédentes éditions, la soumission des œuvres selon les deux déclinaisons « Artistes Confirmés » et « Jeunes Talents ».
EXPRESSION BI OU TRIDIMENSIONNELLE
Ces créateurs sont donc vivement appelés, par l´expression bi ou tridimensionnelle, á une prospective d´intelligence sur l´évolution économique, sociale et politique de ce pays, qui a engagé, depuis moins de cinq ans, de spectaculaires efforts de reconstruction et qui affiche, aujourd´hui l´un des taux de croissance économique le plus élevé au monde. Et, pour le Réassureur du front de mer, les plasticiens doivent s´y prononcer et y planter leurs prophétiques prévisions. L´on notera que, conséquence, symptomatique, de cette extraordinaire expansion économique, les prix qui seront décernés le 12 août prochain, dans le Salon International des Expositions da la rue de Notre Dame de Muxima, connaitront, par rapport, au précédent appel émulatif, un réconfortent surplus total de 20 000 $US.
Par ailleurs, afin de renforcer sa sensibilité nationale, les « Seguros de Angola » ont décidé d´instituer, respectivement, pour les deux catégories concurrentes, un prix spécial á attribuer aux plasticiens évoluant dans l´héroïque hinterland, d´une valeur de 2 500 $US. L´une des innovations apportées á la Biennale de la « Seguradora » de la Marginale est, dans le cadre de sa célébration trentenaire, l´organisation étalée, jusqu´en août, d´un ensemble d´activités corrélatives. Ainsi, l´on appréciera, á partir du 17 avril, au SIEXPO, la fabuleuse collection de la société Ensa - la plus importante collection d´art angolais contemporain d´entreprise. Le public luandais admirera, en mai, toujours au deuxième étage du Musée de Kinaxixi, les étonnantes photographies de José Silva Pinto.
Quant á l´auditorium du MNHN, il abritera le 11 et le 13 août, des conférences publiques sur l´inusable thème « L´Art, l´Artiste et la Société ». Principale initiative d´envergure lancée dans le domaine des arts plastiques en Angola, durant les années de braise, l´ Ensarte a contribué, á plus d´un titre, á la promotion de l´expression picturale et sculpturale nationales. Ainsi, la manifestation a permis, entre autres résultats, l´octroi d´importants prix á une vingtaine de récipiendaires, le montage de dizaines d´expositions, la publication de catalogues et de milliers de supports imprimés, dont les illustrations ont été les diverses œuvres primées, de l´immense, et toujours regretté, peintre Viteix, á la surdouée sculpteuse Kiana. Les effets, á points de vue, positifs de l´expérience de l´Assureur de l´avenue du 4 de Fevereiro, obligent á croire que la survie des cultures africaines dans l´implacable étau de la globalisation et du neo- libéralisme, passera, inévitablement, par un mécénat d´entreprise toujours plus large et efficace.
Simao SOUINDOULA
Historien et critique d´art
Président du Jury de l´Ensarte 2006
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